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Human after all

September 16, 2011
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Sarkozy est-il en train de faire la même erreur que Tony Blair ?

Ce matin, juste après le premier débat télévisé entre candidats de la primaire socialiste, on entend tous les ministres et membres de l’UMP se moquer des “divisions” des socialistes, de leur goût pour la dépense, du contraste avec le Président qui se fait acclamer en libérateur par le peuple Lybien et qui va bientôt mater par les cornes la crises économique mondiale.

On appelle ça des éléments de langage : dans la majorité présidentielle, ça fait des mois que plus personne n’a le droit de s’adresser aux médias sans avoir été briefé au préalable par la cellule de communication de l’Elysée.

Par contraste, dans les autres partis, on voit bien que chacun dit ce qu’il pense à sa manière.

Je crois profondément que cette stratégie de communication trop réfléchie, trop élaborée, minutieusement calculée pour influencer l’opinion et distiller de manière subliminale dans l’esprit des citoyens les pensées qui mèneront la droite à la victoire, je crois profondément que cette stratégie est vouée à l’échec.

D’abord, parce que les gens ne sont pas dupes.

Ensuite, parce qu’il y a pas mal de signaux qui m’inquiéteraient, là, si j’étais le Président. A commencer par le fait que près de 5 millions de français ont regardé l’intégralité des 3 heures de débat un peu emmerdant entre les candidats socialistes. Et puis aussi le succès (à confirmer dans les urnes mais déjà spectaculaire) de François Hollande, dans son rôle de candidat “normal”, qui dit la vérité, ne va pas chercher des idées à la con, et communique sobrement, presque pauvrement… Tout l’inverse de la stratégie qui, bien que censée réussir à Sarkozy, le maintient pourtant à une côte de popularité guère enviable.

Enfin parce que la science des “spin doctors” n’est pas une science exacte. Entouré des meilleurs, Tony Blair a été un exemple frappant : d’abord, ça a fonctionné, puis il s’est arrêté de vraiment gouverner pour se mettre à communiquer, puis il a été mis à la porte par les électeurs.

Honnêtement, je pense qu’il est en train d’arriver la même chose à notre cher président. Je le pense et je l’espère; pour le bien de la démocratie.

December 15, 2010
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Les fachos du slam

Ce soir j’étais dans un bar à Belleville avec mon amie Gaëlle. Le bar s’appelle “Culture rapide”.

On entre, on commande à boire. C’est fait pour ça, un bar.

10 minutes plus tard, une scène ouverte de slam s’annonce. On n’aime pas le slam, mais on est tolérants. Ils ont le droit d’exister, on continue à discuter. Pas de problème, la France c’est une démocratie, on peut pas tous kiffer la même came.

Et puis le “spectacle” commence. Le silence se fait. Plus le droit de parler. On se fait engueuler de toutes parts dès qu’on pose son verre un peu fort.

Résultat, on se retrouve obligés :

  • d’une part, de chuchoter, mais ça ne suffit pas : on se fait engueuler entre chaque numéro, genre “écoutez, un peu de respect pour les gens qui s’expriment siouplait, ce sont ces artistes”. Non mais, depuis quand on ne peut plus discuter dans un bar ?
  • d’autre part, d’écouter malgré nous les banalités affligeantes des slammeurs qui se succèdent. Genre “Les Madcos sont wifisés, c’est ça le progrès il paraît” ou “Je suis dans la galère et ça date pas d’hier”, le tout récité d’un air inspiré par un type qui du coup se prend pour un intellectuel, et écouté avec gourmandise par une assistance aux anges qui trouve de la subtilité là où, manifestement, il n’y en a pas. (Enfin, c’est mon avis hein, je ne vous oblige pas à le partager).

L’hostilité grandissant, on a terminé cul sec nos Jack Daniels, et on est partis au Bariolé, un peu plus haut, et là c’était vachement bien.

Résultat, on est repartis de cet endroit avec la ferme intention de ne pas y revenir, et aussi vaguement avec l’impression d’avoir bu un verre au milieu de gens vachement pas cool : t’es pas comme moi, tu dégages. Mais attention, avec le respect, hein ? Respect mon cul, comme dirait l’immense Philippe Katerine.

A dire vrai, le mot que j’avais à l’esprit, c’est “fachos”.

PS : Sur le site de Grand Corps Malade je viens de trouver cette ligne :

Tu peux subir à tout moment, un attentat verbal.

C’est exactement ça qu’on a vécu : un attentat verbal, avec obligation d’écouter ou de partir.

Et pour illustrer tout ce que je déteste dans le slam (mais que vous aimez peut-être), je ne trouve pas mieux que cette strophe du même Grand Corps Malade :

Les mots sont nos alliés, on les aime comme maître Capello
Puis on les laisse s’envoler en musique ou a capella
Et comme des flèches ils tracent, lancés par nos cordes vocales
Puis on les entend résonner comme une bombe dans un bocal

Rimes à deux balles, images bancales, niveau même pas terminale, tout le mal que je pense du slam se trouve dans ces quatre lignes (mais ne pas tout mélanger, que les choses soient claires : Grand Corps Malade, il ne m’oblige pas à me taire. Il fait son truc, je n’aime pas ce qu’il fait, mais je ne l’associe à aucun moment à ces intégristes du slam qu’on a croisés ce soir).

September 8, 2010
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What’s in a blog ?

Ce blog dépérit. Pourtant, ce ne sont pas les actus qui manquent. Oui mais voilà : maintenant il y a Facebook. Les trucs qui me passent par la tête, les idées, les choses que je vois, je les partage avec mes amis plutôt que sur un blog perso… Réfléchir au sens de ce genre de site ? What’s in a blog ?