Un robot tout-terrain impressionnant utilisé en Afghanistan
Tuesday, March 24th, 2009Trouvé ce matin sur Rue 89, cet article avec vidéo du “Big Dog”, un robot qui transporte 140 kg de matériel et s’adapte à vraiment tous les terrains…
Trouvé ce matin sur Rue 89, cet article avec vidéo du “Big Dog”, un robot qui transporte 140 kg de matériel et s’adapte à vraiment tous les terrains…
Tiré de la revue de presse RIA Novosti :
Poutine-Kabaeva: le journal auteur du scoop paie son indiscrétion au prix fort
La direction du holding Natsionalnaïa mediakompania, appartenant au banquier Alexandre Lebedev, a annoncé vendredi la fermeture du journal Moskovski Korrespondent, indique lundi le quotidien Kommersant.
Selon la version officielle, la décision est due au fait que ce périodique n’était pas rentable, mais les experts affirment que le propriétaire de ce journal à scandale a eu peur des lourdes conséquences de la publication d’articles sur l’éventuel mariage entre Vladimir Poutine et l’ancienne gymnaste Alina Kabaeva, qui a eu un large écho international.
J’aime bien le terme “lourdes conséquences”. On ne sait pas ce que c’est, mais on sent que ce n’est pas de la dentelle, les “lourdes conséquences” de la publication d’un scoop aujourd’hui démenti par Poutine. C’est étrange : un banquier lance un quotidien d’informations générales, et peu de temps après il publie un scoop fatal… mais, qui donc a bien pu fournir au journaliste en question toutes ces informations ?
En France, au moins, lorsqu’un magazine appartenant à un grand acteur de la vie économique publie des révélations sur la vie privée du couple présidentiel, on ne vire que le rédacteur en chef. On ne fait pas de misères au pauvre milliardaire qui possède le journal. Nous, en France, on a des médias vraiment libres, tandis que là-bas…
La jeune fille qui vous sourit, là, juste à côté, s’appelle Alina Kabaeva. Selon la Pravda du 17 avril 2008, elle pourrait bien s’appeler, à partir du 15 juin prochain, Alina Poutine.
Si vous avez la mémoire courte (ou bien si toute cette fourrure vous fait perdre vos moyens), je vous rappelle qu’elle a obtenu une médaille d’or en GRS (gymnastique rythmique et sportive) aux jeux Olympiques de 2004. Elle a interrompu sa carrière pour se lancer dans le cinéma, mais d’après les sondages, elle reste la “sportive préférée” des Russes.
Poutine aurait donc secrètement divorcé, et serait en train de se préparer une retraite active au poste de premier ministre… La nouvelle a été publiée par le quotidien italien la Reppublica, et également évoquée en Allemagne dans le Spiegel. Dans la Pravda, elle est annoncée au conditionnel, mais c’est un conditionnel très affirmatif.
Pauvres Russes, leur président se prend pour le nôtre !
L’article de la Pravda :
Putin secretly divorces his wife and marries rhythmical gymnast Alina Kabaeva?
Hier est tombé une nouvelle que j’attendais depuis treize ans : la condamnation à mort de Mummia Abu Jamal est annulée…
C’est à peine croyable. Honnêtement, j’avais quasiment oublié son existence, mais Mummia Abu Jamal est un souvenir important pour moi, car c’est l’une des premières causes que j’ai pu voir se développer sur le Web, dès 1995, juste avant que ça devienne mon métier. Une cause qui avait tout pour elle, puisque, apparemment, il était plutôt innocent.
Les mails appellant à la grâce de Mummia ont circulé sur le réseau universitaire et fait un bruit énorme, dans la petite communauté des personnes connectées à l’époque.
Ca, c’était pour la partie “souvenir”. Mais le plus important, c’est tout de même que lorsqu’un condamné à mort échappe à l’exécution, c’est toujours une bonne nouvelle. Cela dit, l’affaire n’est peut-être pas terminée, puisque le tribunal américain qui a infirmé la condamnation à mort a confirmé la culpabilité de Mummia Abu Jamal…
Pour tout savoir sur l’affaire :

Non mais…
Pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu (par exemple sur Wikipedia ou sur l’excellent embruns.net, mais également dans pas mal d’articles), les foules musulmanes ont été excitées depuis le commencement de cette histoire par des individus qui ont ajouté à ces quelques caricatures anodines publiées au Danemark, d’autres dessins représentant Mahomet en porc ou bien des musulmans en prière prêts à se faire sodomiser par des chiens… Cela n’excuse pas la fureur stupide des foules, mais met en évidence l’existence de gens qui savent parfaitement ce qu’ils font.
Lecture obligatoire du jour : Cauet invitant maître Eolas à l’une de ses émissions.
Au menu : la lettre envoyée à Eolas, et surtout sa réponse.
Télé : 0 - Blogosphère : 1
Vous vivez une époque formidable !
J’aimerais bien sauver la planète. Pas à moi tout seul, mais tout de même un peu.
Mais le premier pas est parfois difficile, car on ne sait pas vraiment comment s’y prendre. Exemple tout bête : quel type d’imprimante utiliser
A ma gauche, les imprimantes jet d’encre, déconseillées parcequ’elles sont gourmandes en encres, polluantes
A ma droite, les imprimantes laser, déconseillées parcequ’elle utilisent plus d’énergie.
Au final, comment choisir ? Je n’ai jamais trouvé nulle part de comparatif entre les bilans écologiques des deux types de machines.
En revanche, je suis tombé récemment sur un article très frappant traitant de la consommation éléctrique d’Internet, avec des chiffres du type : un habitant de Second Life consomme autant d’énergie chaque année qu’un habitant du Brésil, ou bien : une recherche sur Google consomme autant d’énergie qu’une heure d’éclairage avec une ampoule à basse consommation… Internet, une voracité énergétique bien réelle , sur le site RSR.ch
Soyez sympas, n’imprimez pas ce post !
Si vous voulez en savoir plus sur les dégâts provoqués par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’intérieur, et sur désespoir des flics français d’aujourd’hui, allez de toute urgence sur le site de l’émission “Les pieds sur terre” de France Culture, et écoutez le podcast de l’émission d’aujourd’hui (28 février 2008) , intitulée SOS-détresse policier.
Il s’agit d’un documentaire, comme toujours dans cette émission. Le prétexte ? l’augmentation des suicides de policiers depuis quelques semestres. L’émission ? Des flics d’un commissariat de Tours dont l’un des collègues s’est suicidé, qui parlent et essayent de comprendre le malaise. Le constat ? Nicolas Sarkozy a cassé la Police Nationale, il a tué un métier, il n’a pas amélioré notre sécurité, bien au contraire. Cela n’est jamais dit sous cette forme, car les policiers interrogés accusent plutôt leur supérieur direct (trop autoritaire, avec des méthodes trop personnelles). C’est d’ailleurs là la force de ce reportage : il ne cherche pas à démontrer, et cela rend l’accusation encore plus terrible. Si vous l’écoutez et arrivez à une autre conclusion que la mienne, faites-moi signe…
Un reportage précieux. Cette émission est souvent passionnante; aujourd’hui elle l’est encore plus que d’ordinaire.
Carla, une belle carosserie (spacieuse et citadine), garantie 5 ans. C’est marqué dans la version de cette (vieille) pub que Lancia ressort de ses placards sur nos écrans jours-ci.
Eh oh Carla ! Y’a déjà presque une année de passée… :
Edouard Levé était un camarade d’école. De la sixième à la terminale, on a joué au foot chaque jour dans la cour du Collège Stanislas. Des fois aux osselets, mais le plus souvent au football.
Vers la fin, on sortait. Je me souviens de fêtes avec Edouard Levé.
Il était roux, il était drôle, et il portait le prénom que ma mère aurait voulu me donner. Je l’aimais bien.
Quinze ans plus tard, à la librairie de Beaubourg, je tombe sur un petit livre : “Angoisse”. Sur la couverture, l’entrée du village d’Angoisse, en Corrèze. Un village près de chez moi.
J’en achète trois exemplaires. Un pour moi, deux pour offrir.
Puis un jour je remarque le nom de l’auteur : Edouard Levé. Est-ce le Edouard Levé que je connais ? Aucune idée.
Dix ans passent encore. Je profite de Paris Photo pour aller à plein d’expositions. Il y a justement une exposition d’Edouard Levé, à la galerie Loevenbruck. Je m’y rends, et je tombe sur Edouard : c’est bien lui, le même Edouard Levé qui jouait au football avec moi et qui a réalisé ce petit livre.
On a discuté un moment. Il se souvenait de moi, se souvenait que j’habitais à Pompadour et y avait pensé lorsqu’il réalisait ses photos à Angoisse. Il m’a dit qu’il cherchait un autre village, non loin, appelé Prozac.
J’ai découvert ses photos également. Que j’aimais beaucoup, surtout ses reconstitutions de rêves érotiques. Et ses photos de personnes portant le nom de gens célèbres. J’aimais sa démarche. Je retrouvais l’humour qu’il avait déjà, à l’école.
J’ai cherché Prozac, je ne l’ai pas trouvé. Je n’ai jamais revu Edouard Levé. Je suis retourné voir une de ses expos.
Ce matin, je fais une recherche Google, pour savoir ce qu’il est devenu… et j’apprends qu’il est mort. Un article de Libé du 17 octobre dernier… Il s’est suicidé.
Je ne le voyais jamais, je le connaissais bien moins que le journaliste de Libé qui lui rend hommage. Mais aujourd’hui, je réalise qu’Edouard Levé va me manquer.
Et que je suis con de ne m’en apercevoir que maintenant.