Ce matin, on apprend qu’après une étude approfondie (plus de 600 000 documents épluchés), le Pentagone conclut à l’absence de relation entre Saddam Hussein et Al-Quaeda.
Oui, vous avez bien lu : le Pentagone en personne reconnaît que le prétexte à la guerre en Irak était inventé de toutes pièces.
Le Monde nous apprend que le rapport, bien que publié, ne se trouve pas sur Internet, n’est distribué aux journalistes que par courrier et sur demande… Bref, on n’en fait pas une pub énorme.
Pour en savoir plus, voir Le Monde.
En ce moment, sur France-Culture, Alexandre Adler nous fait sa chronique quotidienne, comme à son habitude brouillonne et suffisante. Je ne peux pas m’empêcher de penser à son bouquin écrit après le 11 septembre, dont le titre était je crois “J’ai vu finir le monde ancien”, et où il n’avait pas de mots assez durs contre ceux qui ne croyaient pas au lien entre Saddam et Ben Laden. Pendant quelques très longues pages, il nous expliquait exactement en quoi consistaient ces relations, en nous donnant des noms, des dates, des faits.
Où avait-il trouvé ces noms, ces dates, ces faits ? Alexandre Adler devrait s’expliquer, lui aussi. J’ai toujours pensé qu’il était rémunéré par les américains, ce n’est pas aujourd’hui que mon soupçon va s’évanouir.
Le Monde diplomatique (que je n’aime pas ce journal !) a publié un portrait savoureux d’Adler… Avec qui, apparemment, je partage au moins une chose : une aversion totale pour José Bové.