En écoutant un interview d’Anselm Kieffer ce matin, j’ai appris que les contrats des artistes de la Renaissance détaillaient les quantités de couleurs qui seraient utilisées sur les tableaux.
Les pigments étant hors de prix, on déterminait donc à l’avance les quantités de bleu, de vert, de rouge ou d’or dont l’artiste allait pouvoir disposer.
Une contrainte qui fait plutôt penser aux conditions dans lesquelles travaillent les créateurs dans le domaine de la pub, des jeux vidéo, du cinéma américain… Par contraste, combien d’”artistes véritables“exposés dans les galeries d’aujourd’hui, face à des contraintes de ce genre, auraient encore l’impression de faire de l’art ?
En 2007, qui est en train de créer nos mythologies ? De façonner l’esprit de notre époque ? De laisser les traces dont se souviendront les historiens du XXIIème siècle (s’il en reste) ?