Le Nouveau Centre, aux antipodes de la démocratie
Friday, November 30th, 2007C’est sur le blog de Richard Ying que j’ai découvert hier soir, l’existence de cette affaire. Sur le moment, je me suis dit “c’est trop énorme, je vais essayer d’en savoir plus avant d’écrire quelque chose là-dessus“. Et puis ce matin, je trouve un billet chez Maître Eolas, qui raconte la même histoire, avec un peu plus de détails. Si Eolas le dit, plus la peine de me documenter, ni de vérifier, puisque le cyberavocat ultime a déjà fait le travail mieux que je ne saurais le faire… je transmets donc, parce qu’à mon avis, on ne fera jamais assez de publicité à ce genre de combine.
De quoi s’agit-il ? En deux mots : pour toucher des subventions publiques, le Nouveau Centre, le parti de dissidents de l’UDF qui ont trahi François Bayrou rejoint Nicolas Sarkozy juste avant son élection, vient de s’allier à un parti autonomiste polynésien dont il ne partage ni le programme, ni les idées, en échange d’une commission de 200 000 Euros (toutes les subtilités sont chez Maître Eolas, je ne répète donc pas, parceque sinon un jour on va finir par faire déborder le Web).
J’étais déjà admiratif des ahurissantes contorsions du “Nouveau Centre” pour exister malgré son caractère totalement artificiel, mais là je crois qu’on a atteint un sommet, un truc totalement indépassable. C’est certain, dans “Nouveau Centre“, le terme “Nouveau” n’est pas totalement usurpé.
Petit rappel pour ceux qui auraient déjà oublié : lors les dernières législatives, c’est le même Nouveau Centre qui, afin (déjà !) de bénéficier des aides publiques, avait présenté comme candidats à la députation tous les cousins, frères, chauffeurs, assistantes, et autres attachées de presse disponibles, de manière à figurer dans un nombre suffisant de circonscriptions (cf mon billet de l’époque : Le bricolage ridicule….
Et c’est le même parti (oui, toujours le Nouveau Centre)qui, il y a quelques semaines, a essayé (sans succès face au tollé de l’opposition) de faire voter une loi juste pour lui, afin de faire tomber des sous dans les caisses.
Oui, ce sont vraiment les antipodes de la démocratie.
Eolas, toujours parfait, termine son billet consacré au sujet par ces mots que je ne peux que reprendre et applaudir :
Tout va bien, c’est légal.
Mais alors pourquoi ai-je envie de vomir ?


