En voulant supprimer l’ENA pour la remplacer par une école des services publics dont les diplômés devraient se consacrer au service public “pour une longue période” au lieu de rejoindre le secteur privé à la première occasion, Bayrou propose, en somme, de casser l’ENA pour faire quelque chose de pire.
Non, ce qu’il faut, c’est plutôt rendre plus facile l’accès à la fonction publique, à tous les niveaux et à tous les âges, pour les citoyens ayant acquis une expérience dans le privé. Ce qu’il faut, c’est rendre facile le passage du public au privé et vice-versa. C’est casser cette division du peuple entre les fonctionnaires et les autres. Pas la renforcer.
Avec sa proposition, Bayrou commet un grave contresens.