On ne peut que se réjouir avec les chiliens de la disparition de Pinochet, même si on regrette qu’il n’ait pas “payé ses fautes”.
Mais qu’est-ce qu’on peut bien “payer” lorsqu’on est responsable d’environ 3000 morts et de la torture de 30 000 opposants ?
Ce matin, en entendant le nombre d’opposants tués ou disparus (certes 3000 c’est déjà effrayant) sous le régime de Pinochet, je ne peux pas m’empêcher de penser à Poutine, à Bush, à Ben Laden, à tous les tarés pour qui 3000 tués, c’est le résultat d’une petite semaine d’activité routinière en période faste, d’un petit semestre de maintien de la paix le reste du temps.