Archive for November, 2006

Je suis volontaire

Thursday, November 30th, 2006

Je suis volontaireIl n’y a pas que la politique dans la vie. Hier, j’ai entendu parler sur France Infos de cette opération menée par l’ANRS (Agence Nationale de Recherches sur le Sida), qui cherche des volontaires pour tester un nouveau vaccin. Je ne sais pas si je vais prendre le temps de me proposer, mais je trouve l’idée importante, et j’ai simplement envie d’en parler.
Les conditions pour participer au réseau de volontaires sont très simples :

  • être séronégatif au test de dépistage du VIH
  • être âgé de 21 ans à 54 ans
  • ne pas souffrir de problèmes de santé graves

Toutes les informations sur le site http://www.jesuisvolontaire.fr

La machine à gagner et la machine à perdre

Friday, November 17th, 2006

Depuis quelques jours, il se passe quelque chose d’impressionnant :

A gauche, les primaires organisées par François Hollande se transforment en machine à gagner pour la gauche : les français s’intéressent au débat entre socialistes et Ségolène, en remportant haut la main l’investiture du PS et en faisant ses meilleurs scores dans les fédérations “ouvrières”, a toutes les cartes en mains pour faire une campagne gagnante.

A droite, comme il le fait depuis près de 40 ans, Jacques Chirac improvise ses coups fourrés pour faire perdre son camp, au profit de ses intérêts, de son confort, de ses caprices. Si j’étais un électeur de droite, je serais désespéré.

Et pendant ce temps, les RG nous disent que Le Pen serait à 25% des intentions de vote… Le voici, le vrai bilan de Chirac.

Big up pour les Pays-Bas

Thursday, November 16th, 2006

En juin dernier, j’avais trouvé ces photos d’une pendaison d’homosexuels en Iran

Dans un article de Libé ce matin, j’apprends une excellente nouvelle : les Pays-Bas viennent de décider d’accorder le statut de réfugiés politiques aux homos iraniens.

A priori, en France, ça devrait être la même chose, si l’on en croit les textes de loi et les explications qui se trouvent sur le site de l’association France terre d’asile et de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), qui nous rappellent tous les deux le texte de loi (voir plus bas).

Pourtant, je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à croire qu’un homo iranien qui ferait un dossier de demande d’asile en France verrait son dossier accepté… Lire la suite »

Rumsfeld, Tsahal, DSK, Fabius, Ségolène, Libération : j’aime, j’aime pas

Tuesday, November 14th, 2006

J’ai envie de dire, en apprenant qu’un collectif d’avocats internationaux a porté plainte contre Donald Rumsfeld pour avoir justifié la torture, que je serais vraiment heureux que ceux qui ont menti pour pouvoir déclencher cette guerre conforme à leurs intérêts finissent par payer. J’ai aussi envie de dire que j’ai du mal à y croire.

J’ai envie de dire, à propos des récents massacres de l’armée Israélienne, des tas de choses que j’ai déjà suffisamment dites ici. Et à propos des nouveaux massacres en Irak, des tas de choses tout aussi vaines. Ces gens-là n’écoutent pas, ils sont de l’autre côté de l’humanité. J’espère qu’un jour aussi on les traduira en justice, mais j’ai du mal à y croire.

J’ai envie de dire, à deux jours du vote au PS auquel je ne pourrai pas participer pour cause de déplacement (alors justement que c’est en prévision de ce choix que j’ai adhéré au PS il y a bientôt 2 ans), que j’aurais voté DSK mais que je ne voterai jamais Fabius même s’il remporte ce scrutin, ce qui m’étonnerait.

J’ai envie de dire merci à Ségolène Royal pour avoir fait bouger les choses, et aussi pour avoir souvent tenu des propos tout à fait intéréssants, qui personnellement ne me choquent pas. J’ai envie de dire ce que je pense d’elle mais au fond je ne sais pas vraiment ce que je pense d’elle.

Et j’ai envie de dire combien je suis impatient, de chanter à tue-tête en juin prochain “Hit the road Jack, and don’t you come back no more no more no more no more…”

J’ai envie de dire “Et vous, quel lecteur de Libé avez-vous été ?”. Moi j’ai lu Libé presque tous les matins depuis que j’ai 18 ans environ. Oui, presque tous les matins,sauf en vacances. J’ai trouvé Libé nul pendant des années mais je l’achetais quand même. J’ai souvent arrêté de lire les pages culture car le copinage ne m’intéresse pas, puis j’ai souvent arrêté de lire les pages économie car lorsque le journaliste n’y comprend rien au sujet qu’il traite, on perd son temps. J’ai souvent arrêté de lire des parties entières de ce journal mais je l’achetais quand même. Je n’ai jamais arrêté de lire le portrait de dernière page.
J’ai envie de dire que j’ai beaucoup aimé la “nouvelle formule” de July il y a quelques années, celle qui n’a pas marché, qui avait plein de pages et une nouvelle maquette. J’ai envie de dire qu’à la place de Rotschild, j’aurais viré July encore plus rapidement. J’ai envie de dire qu’un type qui dépense tout cet argent pour un journal n’est certainement pas un sale type.

J’ai envie de dire que j’ai alternativement aimé ou détesté Libé, que ces temps-ci je le trouve plutôt pas mal, et que je ne sais pas vraiment dire pourquoi. Et ces temps-ci, comme je vis en province, je n’achète plus beaucoup Libé, je le lis sur le Web. Pas de chance pour eux…
Au fond, c’est beaucoup plus facile de parler de ce qu’on n’aime pas. Je vais inaugurer dans ce blog une rubrique “J’aime”… Et hop, voilà, c’est fait !

Quelques questions sur la SNCF

Tuesday, November 14th, 2006

Je prends le train chaque semaine : aller-retour Limoges Paris. Je suis donc un client régulier, et plutôt satisfait, jusqu’à ce que, ces dernières semaines, un ensemble de perceptions désagréables viennent dérégler le ron-ron de mes relations confortables avec la SNCF.

Je me demande :

  • Pourquoi le site Web de la SNCF pratique la technique du “site-under” (une page publicitaire qui s’affiche SOUS le site et que vous découvrez ensuite), qui est l’une des plus aggressives qui soit ?
  • Pourquoi, lorsqu’on fait le choix d’imprimer ses billets, un quart de la surface (et donc de l’encre) est consacrée à une publicité en couleur ?
  • Pourquoi, après deux années d’achats hebdomadaires, leur site web n’est-il toujours pas capable d’enregistrer mon numéro de carte bleue ?
  • Pourquoi faut-il à chaque fois que je confirme mon adresse e-mail et que je coche la case “j’ai lu les conditions générales” ?
  • Pourquoi le budget publicitaire du site SNCF est-il le plus élevé de l’Internet français, et ces simples fonctionnalités sont-elles absentes ?
  • Pourquoi me gonflent-ils avec leur programme Maximiles qui me permettra, lorsque j’aurai dépensé 4000 Euros en billets de train, d’acheter un truc à 10 Euros ?
  • Pourquoi depuis 4 semaines, le train du lundi matin à destination de Limoges en partance de Paris n’est il pas un Teoz mais un Corail ordinaire ? Pourquoi nous dit-on simplement que c’est à cause d’un problème technique alors que c’est manifestement tout autre chose ?
  • Pourquoi, chaque année lorsque la température redescend à l’entrée de l’hiver, faut-il qu’on ait la même panne électrique au même endroit, et le même retard de 3 heures ?
  • Pourquoi les cheminots ont-ils le droit de faire des grèves sous des prétextes fantaisistes, comme la semaine dernière ?
  • Pourquoi nous servir ce café avec “filtre” qui n’est pas meilleur qu’un café instantané et qui est une vraie galère à gérer, avec le filtre qui coule et qui est trop gros pour la poubelle ?
  • Pourquoi leurs abonnements et programmes de fidélité sont-ils si peu intéréssants ? (Je fais un voyage par semaine minimum, sauf l’été, et je ne gagnerais au mieux que quelques Euros par an en m’astreignant à adhérer à leur truc)
  • Pourquoi ça ne s’améliore pas avec le temps ?

Voilà, je crois que c’est terminé.

Le suspense socialiste, une bonne chose pour la démocratie

Tuesday, November 7th, 2006

J’ai écouté le troisième et dernier débat télévisé entre les trois candidats à la candidature du Parti Socialiste. Honnêtement, j’ai été agréablement surpris.

  • DSK très bien, concret, compétent. J’ai beaucoup aimé.
  • Ségolène, biens moins pointue que les deux autres sur les sujets techniques (défense, dossiers internationaux), mais capable de très bons moments.
  • Fabius, combatif et pas mal du tout.

Bref, bon niveau comparé à la plupart des émissions politiques classiques.

Au passage, même si pour moi le cas Fabius a été définitivement réglé le jour où il a trahi, j’ai eu l’heureuse surprise de l’entendre dénoncer un scandale qui me travaille depuis un moment : le fait que, en France, ce sont les fabricants d’armes, et donc les plus gros fournisseurs de l’Etat, qui contrôlent les grands médias (Lagardère et Dassault).

En somme, je suis vraiment convaincu qu’en organisant ces “primaires”, le PS a mis au point quelque chose de très utile à la démocratie.
Maintenant, je me demande bien comment l’UMP pourrait échapper à l’organisation d’une procédure similaire (proclamer Sarkozy candidat par simple acclamation, ça ne ferait pas très démocratique), et je me demande bien comment l’UMP va s’y prendre pour ne pas donner l’impression de copier le Parti Socialiste.

Bonne opération. Vraiment bien joué de la part de Hollande !

Libéraux, capitalistes et voleurs

Monday, November 6th, 2006

De plus en plus, dans un certain discours politique (pas seulement à gauche de la gauche) ces trois mots sont en train de devenir des quasi-synonymes.

J’ai même cru lire que François Hollande s’était déclaré antilibéral. Et Aïe donc, pourquoi pas…

Tout ça me paraît dangereux, parceque à force de tout confondre, on finit par dire que musulman = terroriste juif = colon extrémiste, américain = bigot bushiste, allemand = nazi, espagnol = gnol et autres bêtises du même genre.

Donc reprenons au début.

Un capitaliste, c’est quelqu’un qui a du capital, et qui utilise ce capital pour mobiliser de la force de travail, afin d’obtenir du profit. On peut penser ce qu’on veut de l’activité d’un capitaliste, mais pour avoir passé plus de deux ans à chercher du travail, j’ai appris un truc : la force de travail toute seule, sans capital pour la mobiliser, eh bien elle est au chômage, la force de travail.

Donc, jusqu’à preuve du contraire, un capitaliste, c’est quelqu’un qui donne du boulot… Enfin, il ne le donne pas, le boulot : il l’achète à un travailleur qui le lui vend.

Il y a des capitalistes qui sont de véritables salauds, des voleurs, des escrocs, des individus peu recommandables, et il y en a d’autres qui sont des gens bien. Un peu comme chez les travailleurs, en somme.

Un libéral, ce n’est pas la même chose qu’un capitaliste. C’est un peu plus compliqué, mais si on s’en tient au terrain économique, un libéral, c’est quelqu’un qui pense que l’initiative individuelle est une bonne chose, que la concurrence est une bonne chose, que le marché est un mécanisme intéréssant à mettre en oeuvre et qui peut bénéficier à la société dans son ensemble si on en contrôle le fonctionnement. Les premiers penseurs libéraux ont également été les premiers à mettre en évidence les imperfections et les failles du marché, et à proposer des remèdes. Donc l’équation libéral = supporter aveugle des forces de marché est fausse.

Les capitalistes et les libéraux sont parfois d’accord, par exemple lorsqu’ils vantent les mérites de la concurrence et du marché. Mais ils sont parfois en opposition, comme lorsque les libéraux proposent de lutter contre les monopoles et les abus de position dominante en mettant en oeuvre une politique de la concurrence.

Il faut vraiment n’y rien comprendre pour croire que la politique de la concurrence est une politique au service des capitalistes. Au contraire, c’est une manifestation de la force publique lorsqu’elle cherche à réguler les excès auxquels pourrait mener le jeu d’une concurrence sans entrave.

Bref : un capitaliste et un libéral, ce n’est pas tout à fait la même chose.

Un voleur, c’est quelqu’un qui prend quelque chose qui n’est pas à lui, à l’insu du propriétaire de la chose. Jusqu’à preuve du contraire, il y a des capitalistes voleurs et des libéraux voleurs, mais ce n’est pas la même chose.

Tout ça pour dire que je n’aime pas beaucoup un certain discours politique qu’on entend de plus en plus ces temps-ci, et pas seulement à gauche de la gauche.

Restaurant bio

Saturday, November 4th, 2006

Un problème de bobo aujourd’hui : avec des amis, on cherchait un restaurant bio pour samedi soir.

Eh bien en fait c’est difficile : ils sont presque tous fermés le week-end, les restaurants bios de Paris.

D’où des citations comme celle-ci, modèle de comique involontaire :

MOTHER EARTH
40 rue du Faubourg Montmartre
75009 Paris
France
Tél. : 01 47 70 06 88
Bio-végétarien. Des menus macrobiotiques sont proposés ainsi que des plats japonais. Zen et écolo. Fermé samedi et dimanche. ALLEZ-Y VITE ! CE RESTAURANT RISQUE DE FERMER PAR MANQUE DE CLIENTS… ET CE SERAIT DOMMAGE !

(source : http://blog.ifrance.com/paule-emmaaline/archives/byday/18-10-2006 )

Je dirais plutôt : CE BOBO RISQUE D’ALLER A LA PIZZERIA PAR MANQUE DE RESTAURANTS BIOS OUVERTS… ET CE SERAIT DOMMAGE !

Eh oui, on vit dans un monde où les clients ne viennent que si vous êtes ouverts.

Moralité : plus vous êtes ouvert, moins vous risquez de fermer.

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