Clémentine Autain est l’une des prétendantes à la candidature de la gauche de la gauche, avec José Bové et Marie-George Buffet. C’est une jeune apparentée communiste, adjointe à la mairie de Paris.
Ce lundi, elle a publié une tribune dans Libération. Il fallait qu’elle se dépêche, car ses deux concurrents avaient fait des tas de déclarations dans les journaux et elle risquait de se faire doubler.
Elle a donc rédigé vite fait une tribune dans Libé, qui m’a profondément agacé. Pas à cause des idées (je ne suis d’accord avec rien de ce que dit Clémentine, ceci est une autre histoire), mais surtout à cause du rapport inquiétant à la réalité qu’elle entretient dans ce court petit texte : elle qualifie Sarkozy d’ultralibéral (c’est un interventionniste), moque les oeillades de Ségolène Royal à Blair comme si c’était un crime, et prétend que les classes populaires attendent que la gauche se radicalise, alors que depuis 30 ans on voit les électeurs des classes populaires fuir vers l’extrême droite… Bref, un tissu d’illusions mélangées à des clichés. Vous pouvez aller lire le texte sur le blog de Clémentine Autain, pour vous faire une idée.
Agacé par ce texte, je me rends sur le blog et poste un commentaire, ni injurieux ni aggressif, mais critique tout de même. Trois jours plus tard la discussion se poursuit et les commentaires encourageants ou élogieux se succèdent, le mien n’est toujours pas publié.
C’est une conception du dialogue comme une autre.
October 25, 2006 at 3:55 pm
Ah ben le communisme et la parole démocratique … c’est une vieille histoire.
Elle me fait un peu penser à Besancenot. On met des ptits jeunes en avant pour donner une image moderne et “sympathique” de partis qui sont justement absolument tout sauf modernes dans leur idéologie et dans leur conception de la société.
October 27, 2006 at 11:01 am
Oui, une belle gueule = le droit de dire n’importe quoi. C’est un peu agaçant… très agaçant.