Archive for September, 2006

Censure à l’Iranienne

Friday, September 29th, 2006

Censure en IranTrouvées via le blog “Place de la Démocratie” qui les a lui-même trouvées sur un blog suédois, quelques reproductions de magazines occidentaux tels qu’ils sont censurés pour la vente en Iran.

Le ridicule ne tue pas, mais honnêtement, c’est ridicule quand même.

Là où ça me fait moins rire, c’est quand je me souviens que ces mêmes types pendent les homosexuels.

L’Iran n’est pas le seul pays musulman où la religion sert de prétexte à de telles barbaries et à de telles tartufferies, et l’Islam n’est pas la seule religion à se prêter à ce genre de délires. Mais je crois chaque jour de plus en plus qu’il faut refuser de se laisser impressionner. Il faut jouer les opéras de Mozart quand ça nous chante, il faut caricaturer Mahomet quand on estime qu’on a envie de le faire, et il faut refuser de céder à ceux qui veulent nous retirer ce droit.
Et j’irais même plus loin, il n’y a pas que Mahomet : on a le droit de se foutre de la gueule de tous les prophètes !

A mon avis, on a même le droit de dire que Jospin, ces derniers jours, il a été complètement ridicule.

Je sais, c’est sacrilège mais c’est vrai quand même.

Je suis de gauche #3 : une justice plus sévère

Thursday, September 28th, 2006

Je suis de gauche, donc je suis pour une justice plus sévère.

Je voudrais qu’il ne soit pas possible d’échapper à la justice, lorsqu’on s’appelle Guy Drut et qu’on s’est fait prendre la main dans le sac.

Je voudrais qu’il ne soit pas “scandaleux” d’être traduit devant les juges lorsqu’on s’appelle José Bové et qu’on a sciemment commis un délit (fut-ce pour une “bonne” cause, ce qui reste à prouver)

Je voudrais qu’il ne soit pas possible d’échapper à la justice sous prétexte qu’on est président de la République ou député européen.

Je voudrais que les agriculteurs qui saccagent les locaux de la république soient punis au même tarif que les jeunes des banlieues qui font brûler des voitures.

Oui, je voudrais une justice plus sévère pour tous, et pas seulement pour certains qu’on montre du doigt. Et dans justice, il y a juste.

Je voudrais aussi qu’il existe un délit lorsqu’un avocat crie au scandale au prétexte que les juges relâchent les mineurs, alors qu’il ne peut pas ignorer (il est avocat) que la loi interdit de mettre les moins de 16 ans en prison tant qu’ils n’ont pas commis un crime. Je voudrais que ce soit un délit, car c’est grave de mentir lorsqu’on est avocat.
Je voudrais que, lorsque cet avocat est en plus ministre de l’intérieur,  la peine soit encore plus sévère. Car c’est grave de déformer sciemment la réalité lorsqu’on est ministre de l’intérieur. C’est indigne d’un homme d’Etat.

Au passage, mais ça devient une habitude, lorsque je cherche à me faire une opinion informée sur un sujet touchant à la justice et à son fonctionnement, je me repose sur l’inestimable blog de Maître Eolas.

J’ai déjà écrit dans ce blog qu’à mon avis Sarkozy faisait un candidat acceptable dans une démocratie : intelligent, dynamique, mais peut-être un peu jeune.

J’ai déjà écrit (ici) qu’il serait un jour président. Peut-être pas cette fois-ci, mais lors d’une prochaine élection. Je pensais alors que c’était inévitable.

Eh bien aujourd’hui, je commence à penser que je me trompais : Sarkozy n’est pas un homme d’Etat, il n’a pas le niveau requis, il est aussi minable que Chirac. Et je fais un nouveau pari : je pense que Sarkozy va perdre ses moyens, qu’il n’a pas les nerfs, et qu’il ne sera même pas au second tour…

Rendez-vous dans quelques mois…

Recommandé par La Poste

Tuesday, September 26th, 2006

Carton rouge pour la poste : souhaitant envoyer un recommandé électronique, je me connecte sur leur site, et là, message d’avertissement :

Le service que vous souhaitez utiliser nécessite dans sa configuration actuelle le navigateur Internet Explorer de Microsoft, à partir de sa version 5.Vous pouvez télécharger le navigateur Internet Explorer 6.0 pour Windows ou Internet Explorer 5.2 pour Mac OS suivant votre configuration.

Un seul mot : lamentable.

Cela fait bien longtemps qu’on ne doit plus développer un site en fonction d’un navigateur, et il n’y a pas un seul professionnel digne de ce nom qui l’ignore.

Où la Poste a-t-elle donc trouvé les incapables pour réaliser un tel site, ou, tout au moins, pour ne pas le mettre aux normes ?

La guerre en Irak et le terrorisme

Monday, September 25th, 2006

Le New York Times a révélé hier le contenu d’un rapport du Intelligence Commitee (qui résulte d’un consensus entre 16 agences de renseignement américaines) estimant que la guerre en Irak a aggravé le risque terroriste.

Moi qui me contente de lire le journal le matin, je savais déjà ça depuis longtemps. Et je suppose que je suis loin d’être le seul à avoir devancé les services de renseignement américains dans leur brillante conclusion.

Si ça peut les aider, je peux leur dire aussi deux ou trois choses qu’ils n’ont peut-être pas encore trouvées :

  • Facile : depuis son arrestation, Saddam Hussein est en prison
  • Un peu plus difficile :  a chaque fois qu’il y a un mort en Irak, ça augmente le nombre de victimes
  • Carrément haut niveau :  cette opération est un échec total, et il faudrait l’interrompre le plus rapidement possible.
  • Encore plus difficile : à Guantanamo, il y a plein de prisonniers qui n’ont rien à y faire !

Je fais le pari qu’ils vont finir par comprendre tout ça. Je suis heureux d’y apporter ma petite contribution. Et triste que ça prenne autant de temps.

Je suis de gauche #2 : l’OMC et la mondialisation

Friday, September 22nd, 2006

Je suis de gauche, donc je suis un fervent partisan de l’OMC.

Comment je vois l’OMC ?

  • Comme un organisme dont sont membres la quasi-totalité des Etats de la planète, et qui est le lieu où ils discutent librement de la régulation de leurs échanges commerciaux.
  • Comme une institution où le mode de négociation est le suivant : les pays essayent de négocier sur des “paquets”, c’est à dire sur des ensembles de décisions. Tant qu’on n’est pas d’accord sur tout, on n’est d’accord sur rien. Il faut donc que chacun fasse des concessions pour obtenir des avantages. C’est ainsi qu’on peut avancer, lorsqu’on est plus d’une centaine et qu’on a des intérêts contraires.
  • Comme un endroit régi par la règle de l’unanimité. A l’OMC, la voix du Mozambique, de la France, des Etats-Unis ou de n’importe quel pays a le même poids, et tant qu’il reste un opposant, aucune décision ne peut être adoptée. C’est comme dans les anciennes diètes polonaises. Evidemment, ça ralentit les choses, et ça pose quelques problèmes, mais grâce à ce fonctionnement, on peut dire que l’OMC est l’institution internationale la plus démocratique.

A l’OMC, on ne fait pas de sentiment : les pays pauvres voudraient que les pays riches libéralisent leurs échanges agricoles, et les pays riches cherchent à obtenir en compensation des avantages pour leurs services. Il n’y a pas de charité, pas d’aide, pas de dons : on discute entre adultes, entre personnes ayant des intérêts convergents ou contraires. On se regroupe pour être plus forts, on marchande. Bref : à l’OMC il y a du sport.

Et les résultats ? Pas mauvais au bout du compte : depuis la création du GATT (auquel l’OMC a succédé), les droits de douane ont chuté sur de nombreux produits et le commerce mondial s’est développé.

Je suis naïf, je crois que le développement du commerce est une bonne chose, que c’est un obstacle à la guerre et au conflit, et qu’il faut l’encourager.

Je suis naïf, je crois que ce serait très bien que les pays pauvres du sud obtiennent un meilleur accès à nos marchés agricoles. Ca mettrait peut-être en difficulté nos agriculteurs, mais ça aiderait une partie de la planète à sortir de la famine, et comme je suis de gauche, je trouve ça bien.

Je suis de gauche, donc je suis un fervent partisan de la mondialisation et des délocalisations. Quand on ferme une usine en France pour la rouvrir en Chine, je n’y vois pas une catastrophe : les chinois ont-ils moins que nous le droit de gagner leur vie ? Les indiens puent-ils ? Est-ce une mauvaise nouvelle quand des centaines de roumains vont pouvoir gagner leur vie ? Moi je dis non, désolé.
Plutôt que d’empêcher une usine de fermer quand elle ne rapporte pas assez et de se lancer dans des déclarations d’un autre âge sur le “patriotisme économique”, il me semble qu’on ferait mieux d’aider ceux qui se retrouvent sans emploi à faire autre chose.

Je suis de gauche, donc je ne comprends pas tous ces altermondialistes qui essayent d’empêcher l’OMC de fonctionner, je ne comprends pas leurs accusations quand ils disent que c’est une institution non démocratique, alors que c’est un lieu où les représentants (la plupart du temps élus) de tous les pays discutent de manière ouverte de problèmes qui nous concernent tous.

Moi je dis que les non-démocrates, ce sont ceux qui, sans aucun mandat du moindre électeur, prennent des postures de juges et essayent de faire plier le Monde à leurs conceptions.

Pour moi, le summum de l’anti-démocratie, ce sont les organisations comme ATTAC qui passent leur temps à essayer de jeter le discrédit sur les élus sans jamais prendre la moindre responsabilité électorale.

Que nous montre le musée du quai Branly ?

Wednesday, September 20th, 2006

J’ai été visiter le “musée des arts premiers”. A priori, j’étais assez certain que ça allait me plaire, car j’aimais beaucoup l’ancien musée des arts africains et océaniens… A priori, la muséographie ayant fait de gros progrés, tout aurait dû être mieux.

Eh bien en fait, non. C’est le contraire : je n’ai rien compris à ce musée.

Commençons par le bâtiment : il est très beau. C’est un bel endroit, rien à dire.

Maintenant, la visite.

Tout commence par la rampe. Avant d’accéder à la rampe, on a traversé le jardin puis le hall.

On prend donc la rampe, et on marche.

Un virage, deux virages, on se demande si on est dans la bonne direction… On suit un long couloir sous le toit avec des projections vidéo… Comme les autres gens avancent, on avance aussi avant d’arriver à un petit carrefour qui nous signale qu’on arrive enfin dans les collections. Donc première chose : ne venez pas avec votre mémé, car il faut marcher un bon bout de temps avant de voir son premier objet d’art premier.

Là, on choisit son continent… Pour nous, c’était l’Amérique.

On se croirait un peu dans un magasin Nature et découvertes, on se promène dans une semi-obscurité, et on admire quelques objets assez décoratifs et un peu ethniques disposés dans des vitrines assez design. Trois ceintures ici, quatre pots là-bas… Pour avoir une idée de ce qu’on regarde, il faut trouver l’étiquette, tellement discrète qu’on doit faire le tour de la vitrine, avec les autres visiteurs eux aussi à la recherche de la précieuse information.

Quand on a de la chance, l’étiquette est éclairée, donc on peut lire… sinon, on passe à la vitrine suivante.

En dehors de cette présentation pas très accueillante, j’ai été déçu du tout petit nombre d’objets, une sélection de quelques centaines sur des collections qui en comprennent plusieurs dizaines de miliers.

Ensuite, il y a le problème des commentaires… parmi les perles, cette vitrine où l’on nous montre des pagaies et des casse-têtes. Le titre de la vitrine : “La mise à distance”. Le texte : une soupe pseudo-structuraliste expliquant qu’en Amérique du Sud, le thème de la mise à distance est omniprésent dans toutes sortes d’objet, dont notamment les pagaies et les casse-têtes. D’un côté, la pagaie cherche à mettre à distance l’endroit d’où on vient, et le casse-tête cherche à mettre à distance l’ennemi qui reçoit le coup. Et, oh chose admirable, sur le plan formel, ces objets sont construits d’une manière structuralistement conforme à leur destination : ils comportent une poignée (le moi), un manche (la distance) et une extrémité (le truc qu’on veut mettre à distance). Symbole, objet, correspondance, émerveillement, miracle !
OK, mais expliquez moi comment on rame avec une pagaie qui n’a pas de manche…

Il y a aussi des films, sur le mur de certaines salles. Les films passés sont assez intéréssants. Mais les écrans sont minuscules, et situés à la hauteur de la taille, ce qui fait qu’on doit se pencher pour les regarder. Et comme les haut-parleurs sont à la hauteur des genoux, il faut pencher la tête pour entendre… A la fin c’est fatiguant.

Il y a aussi les écrans interactifs, qu’on pilote avec le doigt, et qui sont tellement peu ergonomiques qu’au bout de trois clics, on ne sait plus où on se trouve dans l’arborescence… Je passe mes journées à concevoir et visiter des sites web depuis plus de 10 ans, et là, en 2 secondes, je me suis trouvé avec moins de repères que propulsé en plein coeur d’un mod Half-Life.

Il y a aussi plein de choses, mais vous les découvrirez vous-mêmes, car un billet de blog, normalement, c’est 4-5 lignes.

Plus globalement, ces objets exposés un peu au hasard (certains anciens, d’autres tout à fait récents, comme si ces sociétés n’avaient pas d’histoire), ces aires géographiques présentées sur quinze mètres carrés de vitrines, je n’en ai compris ni la signification ni l’utilité.

Arts d’Afrique, d’Océanie et d’Asie ? Mais pourquoi des bols à côté des masques ? Pourquoi des manteaux à côté des objets rituels ? Mélange d’objets volés ou offerts au temps des colonies, d’objets collectés par les ethnologues, et d’objets récents, tout simplement achetés… présentés de manière erratique et incompréhensible sur fond de commentaires charabieux et prétentieux (pauvre Levi Strauss !).

Pourquoi ça alors qu’on nous laisse deviner la plus belle collection d’instruments de musique à des centaines de kilomètres à la ronde ? Alors qu’on nous explique que la collection est l’une des plus riches au monde ?

Non, je ne comprends pas ce que cherche à nous montrer le musée du quai Branly. Rendez-nous le musée de la Porte Dorée, ses relents coloniaux et ses grandes salles remplies d’objets mystérieux !

Bed jump

Tuesday, September 19th, 2006

Bed jumpEncore un jour de sursis pour mon post sur le musée du quai Branly, car je viens de trouver grâce à Fred Cavazza, ce blog idiot comme je les aime, du genre de site qui fait que le Web est un endroit où il est bon de perdre son temps.

Le titre ? Bedjump. L’idée ? Tu prends une photo de toi en train de sauter sur un lit, de préférence dans une chambre d’hôtel, et tu l’envoies.

Eh oui, c’est tout. Du pur plaisir simple, gratuit et jubilatoire. Et qui redonne de l’espoir : selon moi, des êtres humains qui trouvent plus important de faire ça plutôt qu’autre chose ont forcément quelque chose de bon en eux.

Demain : le musée des arts premiers, au quai Branly…

Jamais sans mon mobile

Monday, September 18th, 2006

Je viens de tomber, via le blog “Smart Mobs” d’Howard Rheingold, sur cet article du site BBC News, qui fait le point sur une nouvelle pratique, apparue dans certains pays : se faire enterrer avec son téléphone mobile.

Apparemment, tout a commencé en Afrique du Sud, où il n’est pas rare de croire qu’on peut vous ensorceler et vous faire passer pour mort. Une fois enterré, vous êtes bien attrappé : pas moyen de sortir du cercueil. Quelles drôles de blagues ils se font, les sud-africains !
D’où l’idée, lumineuse de se faire enterrer avec son téléphone portable : en cas de réveil malencontreux, pas de problème, on viendra vous chercher (n’oubliez pas vos batteries de rechange).

En Australie, mais aussi au Tchad, au Ghana, et en Irlande, on a observé des cas également, mais il s’agit apparemment d’une autre motivation : se faire enterrer avec ses richesses, ou avec son objet favori.

Aux Etats-Unis, on commence aussi à se rendre compte que les macchabées ont parfois du mal à lâcher leur portable, et cela pose un petit problème : en cas de crémation, les batteries explosent. Du coup, certains prestataires ont imaginé une nouvelle option (payante, je suppose) : vous laissez votre téléphone au vestiaire pendant qu’on vous brûle, mais promis, on vous le rendra, et vous pourrez le garder dans votre urne.

Je voulais faire un billet sur le musée des arts premiers, mais il attendra demain. Je trouve cette histoire nettement plus ethnologique et instructive que le musée…

Alors comme ça on peut plus parler des musulmans ?

Friday, September 15th, 2006

On ne peut plus faire de caricatures de Mahomet, on ne peut plus dire que par certains aspects l’Islam est une religion guerrière, bref, on ne peut plus s’amuser.

Eh bien moi je ne suis pas d’accord.

Je sais bien que le jihad n’est pas la guerre et que la grande majorité des musulmans sont pacifiques, comme l’immense majorité des êtres humains.

Mais je sais aussi que beaucoup d’imams tout à fait officiels (enfin, c’est un peu compliqué chez vous autres les musulmans) en appellent à longueur de journée à la violence et à la guerre. Et on ne peut pas, par un tour de passe-passe, décréter que ces gens-là ne sont pas musulmans et que leur religion n’est pas l’Islam.

Chez les catholiques aussi il y a des tarés. Et chez les juifs c’est assez gratiné également. Mais pour moi l’important est qu’on puisse critiquer toutes les religions librement, même quand on est pape.

Faut quand même pas déconner, Benoît était en train de parler d’une controverse du XIVème siècle lorsqu’il a prononcé les mots qui lui sont reprochés. Vous savez ce qu’il a dit, exactement, le pape, pour exaspérer les musulmans de la planète ? Il a parlé d’un livre de l’empereur byzantin Constantin Paléologue et a dit :

«Sans s’attarder sur des détails, comme la différence de traitement entre les “croyants” et les “infidèles”, l’empereur (Constantin, hein, vous suivez bien ?) pose à son interlocuteur, d’une manière étonnamment abrupte pour nous (c’est moi qui souligne… Benoît ne reprend pas à son compte les paroles qu’il cite), la question centrale du rapport entre religion et violence. Il lui dit : “Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l’épée la foi qu’il prêchait”.»”

Bref, il faut avoir l’esprit tordu pour voir dans ces propos une provocation contre l’islam et une confusion entre islam et islamisme. L’ennui, c’est qu’apparemment, une bonne partie de la planète a l’esprit tordu.
Toutes ces protestations en provenance d’autorités religieuses “modérées” et de gouvernements de pays musulmans pour protester lorsque Benoit XVI dit un truc sur leur religion, de même que toutes ces protestations au moment de l’affaire des caricatures, m’énervent profondément.

Et j’ai envie de dire :

Ces temps-ci, l’islam ne tolère pas la critique même légère, il est susceptible et voit des provocations partout. Il faudrait qu’il se soigne.

Je suis de gauche #1 : la sélection à l’université

Thursday, September 14th, 2006

Comme c’est la campagne électorale, on voit refleurir tous les grands thèmes politiques. C’est l’occasion de faire le point sur ses opinions. Je vais commencer par moi, mais vous pouvez le faire de votre côté, ça ne peut pas faire de mal.
Comme je suis inscrit au PS (personne n’est parfait), j’intitule cette nouvelle rubrique “je suis de gauche”.

Et pour inaugurer cette rubrique, la sélection à l’université. Un thème dont j’ai entendu parler l’autre soir encore.

Hum.

Commençons…

Je suis de gauche, donc je suis POUR la sélection à l’université et pour les études payantes.

En effet, en termes de justice sociale, il me semble que la chose qui compte, c’est que chacun dans notre pays puisse accéder à la profession de son choix avec des chances, sinon égales, du moins équitables.

Or, aujourd’hui, qui termine ses études le plus facilement ? Les étudiants les plus brillants, ou bien ceux qui ont les moyens de mener leur vie d’étudiants sans travailler à côté et de redoubler en cas d’échec ?

Et une fois que tout le monde est diplômé, bons comme mauvais étudiants, lesquels obtiennent les jobs ? Ceux qui ont les meilleures notes ou bien ceux qui ont des relations et du capital social ?

Pour moi, la réponse est claire : l’absence de sélection par le niveau favorise la sélection par l’argent, et perpétue les inégalités. L’absence de sélection à la fac est un truc qui avantage les gosses de riche.

Mais pourquoi les études payantes ? C’est tout simple : si les études à la fac coûtaient beaucoup plus cher à l’étudiant, cela le rendrait beaucoup plus exigeant.

Cela présenterait beaucoup d’avantages, notamment celui d’inciter les responsables de formation à proposer des programmes exigeants, à rechercher des profs de meilleure qualité et à redoubler de créativité pour améliorer la qualité des diplômes… Car quel étudiant accepterait de débourser une somme importante pour une formation médiocre ?
Rien n’empêcherait, ensuite, de généraliser les bourses afin de financer les élèves les plus prometteurs, d’aider les jeunes, quel que soit leur milieu (car des gosses de riche aussi peuvent avoir besoin d’une bourse), à se consacrer à plein temps à leurs études.

Il existe de nombreuses exceptions, il existe des facs excellentes, des profs de haut niveau, mais aujourd’hui la fac, c’est trop souvent un marché de dupes : une formation pas terrible mais pas chère, pour un diplôme que seuls certains (toujours les mêmes) sauront faire valoir correctement sur le marché du travail.
Une fac chère et sélective, ce serait la fin de ce marché de dupes, la fin de cette injustice.
C’est pourquoi je dis : Je suis de gauche, donc je suis pour la sélection à l’université et pour les études payantes. Et c’est justement ce dont les syndicats étudiants (soi-disant de gauche) semblent ne pas vouloir.

Vous y comprenez quelque chose, vous ?

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