Hier soir sur France Culture, de larges extraits du journal d’Hervé Guibert. J’ai réécouté en entier ces extraits d’un livre enfoui dans un recoin de ma mémoire, que j’avais lu à l’époque et qui m’avait permis pour la première fois de “me mettre dans la peau” d’un malade et de suivre son cheminement. J’ai réentendu ces phrases inoubliables et que j’avais oubliées.
Depuis cette première lecture, j’ai eu l’occasion d’accompagner en pensée des personnes, proches ou moins proches, qui ont suivi ce chemin.
J’ai eu également l’occasion d’imaginer que ce sort m’était promis. Puis d’être rassuré.
Le texte n’en est que plus fort.
Quelques heures après ce moment, d’une voix monocorde, un journaliste de France Infos annonce que le gouverneur de Californie, Arnold Terminator, a refusé de gracier un condamné… Sans refaire le débat sur la peine de mort là maintenant en deux lignes, je voudrais juste dire que j’ai eu une réelle envie de gerber. Des années qu’une “nouvelle” ne m’avait pas fait un tel choc, physique.